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Le fait : La version 1.0 du référentiel général de
sécurité (RGS) a été publiée le 18 mai. Elle concerne toutes administrations
susceptibles d'échanger des données avec les usagers ou entre elles.
La sécurité des
systèmes informations est une préoccupation pour toute entité, quels que soient
son statut, sa taille et son secteur. Dans la sphère publique, où les échanges
dématérialisés entre les administrés et l'administration se multiplient, cette
problématique a pris une acuité particulière et le législateur a souhaité
intervenir.
Une ordonnance de 2005 a créé un
« référentiel général de sécurité » (RGS) auquel doivent se conformer
les administrations dont la version 1.0 a été publiée par arrêté le 18 mai 2010.
Recourir à des prestataires « qualifiés »
Le RGS définit
trois enjeux majeurs en matière de sécurité : la disponibilité,
l'intégrité et la confidentialité des données et systèmes. S'il propose une
démarche à laquelle toutes les autorités administratives doivent se conformer,
l'objectif du RGS n'est pas d'imposer une technologie, une architecture ou une
solution technique. En revanche, lorsqu'une autorité administrative juge
nécessaire, à l'issue d'une analyse de risque, de mettre en œuvre des fonctions
de sécurité de son système informatique, elle doit alors se référer et
respecter les règles édictées.
Pour favoriser la
démarche interne d'analyse des risques, le RGS référence différents outils
méthodologiques pour évaluer les risques qui pèsent sur un système
d'information. Lorsqu'au terme de l'analyse des risques, la mise en œuvre de
fonctions de sécurité s'impose, le RGS requiert de recourir à des prestataires
ou produits « qualifiés », c'est-à-dire qui ont été soumis à des
procédures d'évaluation définies par un décret du 2 février 2010. Un élément
important pour les SSII et éditeurs. Ces procédures, qui font intervenir
l'ANSSI et un centre d'évaluation, permettent d'attester de la conformité des
produits ou prestations au RGS.
Trois ans pour se mettre en conformité
L'article 14 de
l'ordonnance de 2005 impose une mise en conformité au RGS dans un délai de 3
ans à compter de sa publication pour les systèmes existants avant cette
publication et de 12 mois pour les systèmes créés dans les 6 mois suivants celle-ci.
Ceci est susceptible de constituer une contrainte importante pour les
administrations concernées car le délai a déjà commencé à courir.
Ce qu'il faut
retenir : L'objectif du RGS n'est pas d'imposer une technologie, une
architecture ou une solution technique. En revanche, une administration doit
s'y référer et respecter les règles édictées lorsqu'elle juge nécessaire de
mettre en œuvre des fonctions de sécurité prévues dans le RGS. |