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Le fait : en
fondant leurs offres sur la mutualisation et la standardisation de leurs
moyens, les prestataires de cloud computing offrent plus de souplesse aux
utilisateurs mais prennent parfois le moins d'engagements possible.
Les
prestataires proposent parfois des conditions quelque peu
« nuageuses » pour aller vers le cloud. L'un d'eux annonce qu'il
n'est responsable ni de la perte ou de la détérioration du contenu stocké par
le client, ni des conseils concernant la sécurité qu'il pourrait être amené à
formuler. Un autre se contente d'indiquer qu'il prend des mesures "raisonnables et appropriées"
pour aider le client à assurer la sécurité de ses données contre toute perte ou
divulgation. Un troisième exclut toute garantie de sécurité et se réserve le
droit d'interrompre l'accès à ses services à sa seule discrétion, et même d'y
mettre fin s'il considère que ses services ne sont plus rentables.
Les nouveaux entrants mieux-disant
Certains
nouveaux entrants rebondissent sur ces limitations de garantie y voyant une
opportunité commerciale. Ainsi, l'un d'eux déclare effectuer chaque jour une
sauvegarde intégrale des données de ses clients. Pour répondre aux exigences
européennes en matière de sécurité des données à caractère personnel, d'autres fournisseurs
proposent aux clients de sélectionner leur zone géographique de stockage.
Enfin, des efforts sont menés pour permettre le transfert et la récupération
des données par d'autres applications ou services, ce qui conditionne la
réversibilité du nuage.
Analyse juridique du contrat de cloud
On
le voit, le développement du cloud répond au jeu de l'offre et de la demande. Sur le
terrain juridique, le raisonnement est tout autre. S'appuyant sur le Code
civil, on pourrait considérer le contrat de cloud computing comme un contrat de
dépôt et attendre du prestataire-dépositaire qu'il restitue les données
stockées dans l'état où elles se trouvent au moment de leur restitution, à
charge pour lui de démontrer que les éventuelles pertes ou détériorations
survenues ne sont pas de son fait. Il lui suffirait pour cela d'établir qu'il a
apporté le même soin aux données du déposant qu'à ses propres données. Le Code
souligne toutefois que cette obligation de moyens doit être appliquée avec plus
de rigueur lorsque le dépositaire a stipulé un prix pour la garde du dépôt.
CQFD.
Ce
qu'il faut retenir : le développement des offres de cloud computing
sur le marché montre une meilleure prise en compte du besoin de sécurité des
entreprises pour leurs données. C'est sous la pression de la demande que ces
offres évoluent.
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