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01 Business & Techno - 5 avril 2012
Le
fait : La Cnil a prononcé, le 14 janvier dernier, une sanction
de 20 000 euros à l'encontre d'une société ne respectant pas ses obligations
légales en matière de prospection par SMS.
Dans
cette affaire, la Cnil a été saisie par quatre plaintes de personnes démarchées
par SMS par une société de diagnostics immobiliers alors qu'elles n'avaient pas
consenti à recevoir une telle prospection par voie électronique et qu'elles
n'avaient pas réussi à se faire radiées des listes de prospection de cette
société.
Consentement préalable
La Commission
a tout d'abord constaté que les personnes contactées par SMS n'avaient pas
donné leur consentement préalable à recevoir de la prospection par ce moyen.
Cette obligation est posée par l'article L. 34-5 du Code des postes et
communications électroniques (CPCE). Il est intéressant de noter ici que la Cnil
a écarté la tentative de la société de transférer cette responsabilité à la
société de piges auprès de laquelle elle s'était procurée les fichiers. Elle a
en effet rappelé que le CPCE incrimine non pas la collecte ou la revente de
données mais bien la prospection auprès de personnes n'y ayant pas consenti.
La
deuxième exigence rappelée par la Cnil est celle du respect du droit
d'information des personnes concernées. Les mentions d'information obligatoires
doivent figurer dans le message lui-même, sans que la société puisse s'en
dispenser en prétendant qu'il est impossible d'intégrer l'ensemble des mentions
dans le corps du SMS. La Cnil estime que, dans la pratique, il est tout à fait
possible d'envoyer des messages plus longs, voire deux messages à chaque
prospect, dont l'un contient les mentions requises.
Opposition gratuite et efficace
Enfin,
la Cnil a vérifié la mise en place d'un dispositif efficace et gratuit
permettant aux personnes démarchées d'exercer leur droit d'opposition. Ces
conditions n'étaient pas remplies en l'espèce. Les coordonnées des personnes
exerçant leur droit d'opposition n'étaient pas retirées. L'exercice du droit
d'opposition était payant et se faisait par SMS ou par téléphone sans numéro
vert sans que les personnes soient ensuite retirées des listes. Les personnes
n'étaient d'ailleurs pas informées dans les SMS de la possibilité d'exercer
leur droit d'opposition sur le site internet de la société. Constatant les
manquements à l'ensemble de ces obligations, la CNIL a prononcé une sanction
pécuniaire de 20 000 euros.
Ce
qu'il faut retenir : toute entreprise qui souhaite procéder à
de la prospection par SMS doit s'assurer que les personnes concernées ont donné
explicitement leur accord pour être démarchées par ce moyen, notamment en
veillant à n'acheter auprès de ses partenaires que des fichiers dits « opt-in
».
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